« Les zones humides disparaissent trois fois plus vite que les forêts », a affirmé la secrétaire générale de la Convention, Martha Rojas Urrego, à l’occasion de la parution de l’édition d’un rapport sur les perspectives mondiales de ces écosystèmes.

Le rythme s’accélère

Le rapport conclut qu’entre 1970 et 2015, environ 35 % des zones humides de la planète (lacs et rivières, aquifères souterrains, marécages, tourbières, estuaires, bassins de pisciculture, rizières…) ont disparu. Et le rythme de disparition s’est accéléré depuis le début du siècle.

Cette « disparition accélérée » est le résultat de grandes tendances telles que les changements climatiques, la démographie galopante et l’urbanisation et de l’impact de l’évolution des modèles de consommation sur l’utilisation des terres et de l’eau dans l’agriculture.

Partout dans le monde

C’est « un cri d’alarme », les zones humides fournissant directement ou indirectement presque toute l’eau douce consommée dans le monde, a lancé Matha Rojas Urrego, dans un communiqué.

Le rapport montre qu’aucune région n’est épargnée.

D’après les experts, les zones humides couvrent actuellement plus de 12,1 millions de km², une superficie plus vaste que celle du Groenland. Entre 13 et 18 % sont inscrites sur la liste des zones humides d’importance internationale et sont protégées.

Des puits de carbone

Plus de 40 % des espèces vivent et se reproduisent dans des zones humides. Plus d’un milliard de personnes dépendent de ces zones pour leur subsistance. Elles sont une source vitale d’aliments, de matières premières, d’énergie hydroélectrique…

Pour les experts, il est d’autant plus important de préserver les zones humides qu’elles jouent un « rôle essentiel » dans les efforts déployés pour réguler le climat mondial. Ainsi, les tourbières couvrent que 3 % de la superficie de la planète mais stockent deux fois plus de carbone que toutes les forêts.

AFP