Dans un entretien au Figaro paru ce lundi 28 août 2017, Stéphane Travert estime que « les organisations de producteurs doivent pouvoir négocier des prix leur permettant de vivre de leur métier. Il existe des dispositions de la loi Sapin II qu’il faut utiliser, d’autres qu’il faut modifier : une mission parlementaire évaluera cela en fin d’année. »

« Être opérationnel rapidement »

« Nous n’excluons pas non plus d’ajuster la LME [de 2008], a-t-il ajouté. Si c’est nécessaire, nous pourrions passer par des ordonnances ou décrets pour être opérationnels rapidement et donner un signal pour la reprise des négociations commerciales annuelles à la mi-octobre », a-t-il par ailleurs suggéré, indiquant qu’ensuite il reviendrait aux filières de se saisir des outils mis à leur disposition.

Également interrogé sur la crise des œufs contaminés au fipronil, Stéphane Travert a indiqué qu’il recevrait « les représentants de la filière dans les prochains jours pour faire un point avec eux » au sujet de l’amitraze, un insecticide interdit et dont des traces sont actuellement recherchées dans les œufs français car il a été utilisé dans « quelques élevages » français de poules.

« Renforcer les moyens de veille sanitaire au niveau européen »

Stéphane Travert a estimé qu’il fallait « renforcer les moyens de veille sanitaire au niveau européen » et a indiqué avoir demandé que soient « harmonisées » les mesures de gestion des élevages et des produits alimentaires contaminés. Une communication est prévue au sommet informel des ministres européens de l’Agriculture à Tallinn (Estonie) au début de septembre et une réunion aura lieu à la Commission européenne le 26 septembre.

AFP