« Si, au début, nous ne pouvions que nous féliciter que le coût de production soit enfin un élément de discussion, à une semaine des annonces du président de la République, nous sommes très préoccupés par l’avancée des négociations, notamment sur le partage de la valeur ajoutée », lance le syndicat dans un communiqué diffusé ce 2 lundi octobre 2017.

Des doutes sur les « indicateurs de marché »

La Confédération paysanne plaide de longue date pour la prise en compte « des coûts de revient dans la constitution du prix » à la production. En revanche, elle doute de l’intérêt d’intégrer des « indices de marché » à la démarche, ce qui pour elle, revient « à faire payer aux producteurs des stratégies commerciales irresponsables de l’industrie et de la distribution ».

Le syndicat regrette aussi que « l’État ne semble pas vouloir instaurer un mécanisme d’arbitrage concernant les relations entre les producteurs, les industriels et les distributeurs. Seule sa participation garantira la négociation de prix rémunérateurs, sur la base d’un dispositif législatif et empêchera quelque partenaire que ce soit d’être en situation d’abus de position dominante. »

Prête à mobiliser

L’organisation appelle le gouvernement à trancher concernant la répartition de la valeur ajoutée. Faute de « signaux positifs », elle se dit prête à se mobiliser « pour assurer un avenir aux paysans dès le 10 octobre, à la veille des annonces. Il est urgent d’agir pour le revenu des paysans, nous ne pourrons pas nous satisfaire de « poudre de perlimpinpin » ».