Ça ne fait aucun doute pour la FNAF-CGT qui représente les salariés de l’agroalimentaire et de l’agriculture. Dans un communiqué daté du 8 août 2017, la Fédération nationale agroalimentaire et forestière du syndicat gage que les États-généraux de l’alimentation se résumeront à des « tractations financières ». Raison pour laquelle, « les syndicats des salariés sont, hormis ceux bien en cour, tenus le plus éloignés possible des discussions ».

« Pour booster les prix »…

La FNAF-CGT assure que les discussions tourneront autour du coût du travail « prétendu élevé » et d’une augmentation généralisée des prix de l’alimentation. « Le patronat, toute composantes confondues, vise à booster les prix de l’alimentation, sous-entendu qu’aujourd’hui ils seraient minimisés ». Une telle stratégie s’oppose au développement des filières agroalimentaires et à la création d’emplois, mais aussi « à une réelle politique nutritionnelle nationale » et à « la qualité pour toutes et tous ».

…On va « piquer toujours dans les mêmes poches »

Bref, « autant dire que la facture sera salée pour les salariés et les consommateurs ». Le syndicat rappelle que 80 % des salariés permanents agricoles et la quasi-totalité des centaines de milliers de salariés saisonniers sont payés au Smic aujourd’hui et qu’il serait regrettable de « piquer toujours dans les mêmes poches ».

Rosanne Aries