Tous les cinq ans, le PNDAR définit les grandes orientations à suivre pour préparer l’avenir de l’agriculture française. Pour les actions s’inscrivant dans ce cadre, les acteurs du développement agricole (chambres d’agriculture, instituts techniques, organismes économiques…) peuvent percevoir des financements du compte d’affectation spéciale pour le développement agricole et rural (Casdar).

L’environnement renforcé

Le PNDAR 2014-2020, sans marquer de rupture radicale avec la période précédente, renforce la prise en compte de l’environnement. Sa priorité « est de conforter le développement et la diffusion de systèmes de production performants à la fois du point de vue économique, environnemental, sanitaire et social », indiquait le ministère audébut du programme.

L’évaluation à mi-parcours menée en 2016 « conclut à la pertinence du programme », indique le CGAAER dans un rapport mis en ligne le 30 août 2017. Il estime cependant que sa cohérence doit être améliorée et « diagnostique un fort potentiel d’amélioration de l’efficience de sa mise en œuvre », notamment en raison de « la charge administrative supportée par les gestionnaires autant que par les bénéficiaires ».

L’agroécologie, un axe fort

En matière d’agroécologie, qui constitue l’un des axes forts du programme, le rapport souligne que « les agriculteurs sont les décideurs ultimes de leur changement de pratiques. Pour autant, ils sont contraints par les décisions de leurs partenaires économiques, techniques, territoriaux… Dès lors, le changement de pratiques des agriculteurs, et donc le succès du PNDAR, dépend aussi de la mise en œuvre efficace des politiques connexes (alimentaire, santé, loisirs, emploi…). »

Les auteurs du rapport relèvent aussi qu’un changement de pratiques oblige l’agriculteur à « concevoir et réaliser une combinaison inédite et située des connaissances auxquelles il a accès, des ressources dont il dispose et des contraintes qui s’imposent à lui. Ce travail unique de l’agriculteur comporte une part de risques économiques, sociaux et cognitifs. »

Pour améliorer l’efficience du programme, le rapport formule sept recommandations déclinées en une quarantaine d’actions concrètes, à destination des structures de pilotage et d’animation.

B.L.