Édouard Philippe et Agnès Buzyn ont dévoilé ce 13 octobre 2017 à Châlus (Haute-Vienne) leur plan de lutte contre les déserts médicaux. Ils assurent vouloir « faciliter » les initiatives locales et « les organisations innovantes » dans chaque territoire. Le plan acte l’objectif de doubler le nombre de maisons de santé (910 recensées en mars 2017) sur le quinquennat en leur consacrant 400 millions d’euros.

Primes pour exercer au vert

En outre, le cumul emploi-retraite des médecins libéraux sera facilité grâce à un avantage élargi en matière de cotisation dans les zones en tension. Les médecins libéraux seront incités à exercer à temps partiel dans des zones sous-dotées grâce à une revalorisation de leurs primes, et les consultations avancées encouragées : par exemple un cardiologue hospitalier recevant des patients une fois par semaine dans une maison de santé.

De nouvelles formations seront proposées dès la rentrée 2018 pour permettre aux soignants d’acquérir de nouvelles compétences « ensuite reconnues par des rémunérations spécifiques ».

Le développement de la télémédecine passera lui par des négociations entre l’Assurance maladie et les médecins début 2018 pour fixer les tarifs. Un matériel de téléconsultation est également promis à tous les Ehpad (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) d’ici 2020.

Égalité d’accès aux soins

Il s’agit de « garantir un égal accès aux soins » partout en France, selon Agnès Buzyn. Mais il « serait illusoire d’annoncer des mesures définitives, ou de concentrer nos efforts sur le seul sujet de l’installation des professionnels de santé », détaille Agnes Buzyn. À la place, le gouvernement propose « un panel de solutions adaptables à chaque territoire », des « mesures de simplification législatives ou réglementaires » pour « soutenir les organisations innovantes », qui bénéficieront d’un fonds dédié.

Par ailleurs, la ministre présidera un « comité national de suivi des actions locales » chargé « d’identifier les dispositifs qui fonctionnent, de les évaluer et d’adapter les mesures mises en œuvre ».

AFP