En pleine campagne pour les élections aux chambres d’agriculture qui se tiendront en janvier 2019, la Coordination rurale a décidé de s’atteler à l’emploi.

Manque d’autonomie

Dans une vidéo postée sur Twitter, le syndicat dénonce ainsi la réglementation « trop rigide » à laquelle sont confrontés les employeurs de main-d’œuvre agricole. « Dans mon exploitation, je rencontre beaucoup de problèmes sur les contrats d’embauche », cite en exemple la syndicaliste Christophe Dumergue, viticulteur et céréalier en Charente. Il déplore « un manque d’informations » et souligne la dépendance des agriculteurs aux centres de gestion en la matière. « On ne peut pas le faire soi-même », poursuit-il. Soit un coût supplémentaire pour l’employeur, regrette-t-il encore.

Mise en place de la TVA sociale

La Coordination rurale pointe également les coûts liés à la prévention des risques professionnels pour les salariés, ainsi que le manque de formations en la matière. Le syndicat annonce dans ce sens travailler au sein de la chambre d’agriculture charentaise qu’elle préside, à la mise en place d’une formation autour du document unique d’évaluation des risques professionnels.

Le syndicat défend par ailleurs la baisse des charges patronales, avec l’instauration de la TVA sociale. Il demande également à ce que tous les syndicats soient représentés au sein des instances prud’homales.

Rosanne Aries