Dans un communiqué diffusé ce 5 décembre 2017, l’Association des maires ruraux de France (AMRF) « exige de l’État qu’il cesse tout dogmatisme et abandonne les méthodes de gouvernance héritées d’une autre époque ». Ils rejettent l’obligation pour 2020 de transférer les compétences dans les domaines de l’eau et de l’assainissement aux intercommunalités, tel qu’acté dans la loi « Notre ».

Eau plus chère ?

« L’AMRF défend la liberté communale comme principe de base de la gestion pérenne des territoires », poursuit le communiqué, qui prévoit les pires maux en cas de transfert de manière obligatoire de la compétence dans le domaine de l’eau aux EPCI : « complexité de gestion sans pareil », « risque avéré de générer un surcoût », « gestion hasardeuse et coûteuse pour les citoyens »… Et donc une incidence sur le prix de l’eau, alertent-ils.

Les Maires ruraux réclament le pouvoir de décision et leur autonomie, au moins sur la gestion des services publics de l’eau. Ils lancent ainsi « une pétition invitant citoyens et élus à s’engager dans cette action majeure pour la préservation et la reconquête d’une part de démocratie à l’échelon local ». Elle sera remise à Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’Intérieur.

S.B.