Le secrétaire d’État aux Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne, a réaffirmé le 13 septembre 2018, la volonté de la France d’endosser un rôle de « puissance médiatrice ». Elle veut contribuer à l’élaboration d’un agenda positif afin de sortir de la guerre commerciale qui oppose la Chine et les États-Unis.

« La solution n’est pas l’affrontement »

Selon Jean-Baptiste Lemoyne, « les objections soulevées par les États-Unis ne sont pas infondées ; ils ont raison, mais la solution n’est pas l’affrontement avec des milliards de droits de douane. En cas de confrontation durable, ce sont les pays et les peuples qui paieront les pots cassés. La hausse des droits de douane a plus d’impact que la variation du taux de change euro-dollar. »

Depuis la rencontre entre le président américain Donald Trump et le président la Commission européenne Jean Claude Juncker, un apaisement serait en vue. La France entend aussi peser sur les négociations sur l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur en vue d’un « accord ambitieux et équilibré pour les deux parties ». Pour le secrétaire d’État, les traités de libre-échange doivent devenir des « accords de juste échange ».

Suzie Terrier avec l’AFP