Après s’être entretenu avec la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern à l’Élysée ce 16 avril 2018, le président de la République a indiqué son « souhait » que les négociations ouvertes par Bruxelles pour un accord commercial avec Wellington puissent déboucher.

Une prise en compte de l’opinion publique

En septembre, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker avait annoncé son souhait que ces négociations, menées aussi avec l’Australie, puissent être conclues avant la fin de son mandat en 2019.

« Je ne crois pas que l’avenir de l’Union européenne soit dans la fermeture et l’absence d’accords commerciaux nouveaux », déclare Emmanuel Macron. Mais il faut prendre en compte les opinions publiques, qui « ne comprennent et n’acceptent plus que nous puissions négocier des accords commerciaux qui puissent être incohérents avec les politiques que nous menons ».

L’agriculture prise en compte

« Les accords à venir doivent être cohérents […] avec le modèle social que défend l’Europe, avec des engagements environnementaux et sanitaires », notamment dans l’agriculture, précise le président.

Avec la Nouvelle-Zélande, « nous avons une vision commune de ce que doivent être les nouveaux accords commerciaux », souligne-t-il.

Jacinda Ardern, issue du Parti travailliste et au pouvoir depuis l’automne 2017, insiste également sur la nécessité de « renforcer la confiance de l’opinion » sur ces accords. « Les préoccupations en Nouvelle-Zélande rejoignent celles de l’Europe », selon elle.

Agroalimentaire fortement présent dans les échanges

Le commerce bilatéral franco néo-zélandais s’est établi à 913 millions d’euros en 2016, légèrement à l’avantage de la France (aéronautique, machines industrielles, agroalimentaire). Les produits agroalimentaires (viandes, lait, pêche…) représentent la moitié des exportations néo-zélandaises vers la France.

AFP