La FNSEA, l’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire (UDES) et l’Union nationale des professions libérales (UNAPL) interpellent Emmanuel Macron sur la réforme du code du travail, dans un courrier commun daté du 23 mai 2017.

Ecartées des discussions, les trois organisations demandent au chef de l’État à être consultées au même titre que les autres partenaires sociaux patronaux, « afin que les employeurs des secteurs de l’agriculture, de l’économie sociale et solidaire et des professions libérales, puissent être entendus ».

30 % des salariés

Elles souhaitent notamment apporter leur vision sur les rôles respectifs de la branche professionnelle et de l’entreprise, ainsi que sur les questions de dialogue social. Les trois parties emploient à elles seules près de 30 % des salariés.

Emmanuel Macron a reçu le 23 mai 2017 les partenaires sociaux pour évoquer les pistes de sa réforme sur, entre autres, l’assouplissement du temps de travail, la flexibilité pour les entreprises et les ordonnances. Il a confirmé à François Asselin (CPME) qu’il comptait organiser un « moratoire » sur l’application du compte pénibilité, dont les critères seraient « renégociés avec les partenaires sociaux », le dirigeant patronal saluant une « avancée majeure ».

Rosanne Aries