« Le Parlement européen déplore que cette proposition n’induise indirectement une diminution du niveau de la Pac et de la politique de cohésion », est-il détaillé dans cette résolution, approuvé par 409 voix pour et 213 contre.
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« Le Parlement européen déplore que cette proposition n’induise indirectement une diminution du niveau de la Pac et de la politique de cohésion », est-il détaillé dans cette résolution, approuvé par 409 voix pour et 213 contre.

« Période d’intenses négociations »

Il « s’oppose tout particulièrement à toute coupe drastique ayant une incidence négative sur la nature et les objectifs même de ces politiques, comme les réductions proposées pour le Fonds de cohésion », qui vient en aide aux pays les plus modestes.

Ces propositions de coupes dans ces deux politiques emblématiques de l’Union, qui concentrent environ deux tiers du budget, ont déjà provoqué de vives réactions des États membres.

Les eurodéputés les jugent d’autant plus problématiques qu’ils constatent également « des divergences » avec la Commission « dans le mode de présentation et de communication » des chiffres qui permettent de comparer le futur budget avec le précédent (2014-2020).

« Les augmentations de plusieurs programmes de l’Union sont en réalité nettement plus faibles et les coupes opérées dans d’autres programmes nettement plus importantes que celles présentées initialement par la Commission », relèvent-ils.

Le Parlement et le Conseil, pour qui va officiellement débuter « une période d’intenses négociations », « doivent se mettre d’emblée d’accord sur une méthode claire en ce qui concerne les chiffres », soulignent les députés.

La réduction envisagée serait de plus de 15 % pour l’agriculture

L’exécutif européen a suggéré au début de mai des réductions de 5 % pour la Pac et de 7 % pour la politique de cohésion. Mais selon le Parlement, dont la méthode de calcul est différente et prend notamment en compte l’inflation, la réduction envisagée serait de plus de 15 % pour l’agriculture et de 10 % pour la politique de cohésion.

« Le texte condamne la logique d’austérité et de soumission aux gouvernements nationaux qui a guidé la Commission », a résumé l’eurodéputée socialiste Isabelle Thomas, co-rapporteure de cette résolution. « Il n’est pas question de sacrifier les politiques de solidarité au profit d’un budget austéritaire qui privilégie la Défense et la sécurité », a-t-elle ajouté.

Le départ du Royaume-Uni, programmé en mars 2019, signifie pour l’UE la perte d’un de ses principaux contributeurs, au moment où apparaissent de nouveaux besoins en matière de défense notamment.

Des tractations tendues se profilent sur les budgets post-Brexit de l’Union entre les États membres, qui doivent parvenir à une décision unanime en se basant sur les propositions de la Commission.

AFP