Dans une lettre ouverte adressée ce mardi 3 ocotbre 2017 à Stéphane Travert, les présidents des associations locales fédérées par France Nature Environnement se disent « extrêmement inquiets du signal » envoyé par le ministre, qui a annoncé la fin du cofinancement par l’État de l’aide au maintien de l’agriculture biologique.

Répondre aux attentes des consommateurs

La Fédération voit dans l’agriculture bio un moyen de répondre aux attentes des consommateurs, qui cherchent « une alimentation saine et durable » et se préoccupent de « l’impact de cette alimentation sur leur santé et celle de leurs enfants, sur la qualité de l’air qu’ils respirent, de l’eau qu’ils boivent, sur le bien-être animal et sur leur cadre de vie quotidien ».

Mais aussi d’entraîner l’ensemble de l’agriculture dans un cycle vertueux « par l’expérimentation et la diffusion de pratiques agroécologiques », et d’éviter « les lourdes dépenses générées par l’utilisation des produits chimiques, telle que la dépollution des eaux ».

Une redevance sur les phytos et les engrais

Mais France Nature Environnement ne se contente pas de demander des soutiens pour la bio. Elle réclame également la mise en place d’« une redevance, non seulement sur les pesticides mais aussi sur les engrais de synthèse », au nom du principe « pollueur-payeur ». Cela permettrait de « diminuer l’inégalité de traitement » entre « une agriculture biologique qui rend des services d’intérêt général et l’agriculture conventionnelle ».