« Il n’y a pas de raison que le consommateur demain doive payer plus cher », et « il n’y a pas de raison » que le pack de lait soit vendu plus cher au consommateur, a assuré Stéphane Travert ce 22 décembre 2017 par la radio RTL sur les effets du relèvement du seuil de revente à perte sur les prix payés par le consommateur.

Le seuil de revente à perte à 10 %

Confirmée hier par Édouard Philippe lors des États-généraux de l’alimentation, la hausse du seuil de revente à perte, mesure très attendue par les agriculteurs, va imposer aux distributeurs de revendre au minimum un produit alimentaire au prix où ils l’ont acheté majoré de 10 %, pour tenter de couvrir les frais de logistique et de transport auparavant assumés par les industriels et producteurs.

« Nous avons mis dans la loi qui sera présentée au début de l’année une mesure qui permettra à la grande distribution de vendre un produit au moins 1,10 euro si elle l’a acheté 1 euro au producteur. C’est une manière d’empêcher une compression trop forte des prix, confirme Stéphane Travert. Il y aura un lissage. »

Autrement dit, si les prix de certains produits seront majorés, d’autres prix baisseront et au final, le panier moyen pour le consommateur ne devrait pas s’en ressentir, selon le gouvernement. Le ministre a également défendu le bilan des États-généraux, qui se sont clôturés jeudi, en indiquant que les mesures environnementales n’avaient pas été oubliées.

« Un plan d’ambition pour la bio »

« Hier nous avons annoncé un plan d’ambition pour la bio à l’horizon de 2020, avec la capacité à avoir une surface bio à 15 %, ce n’est pas rien, poursuit-il. Les engagements du président de la République pour la restauration collective, ce que nous avons dit sur le gaspillage alimentaire, ce n’est pas rien non plus. »

« Nous nous sommes donnés le trimestre pour discuter avec les associations, les ONG, l’ensemble de celles et ceux qui ont participé durant ces cinq mois aux États-généraux pour discuter de la manière dont nous allons porter ce plan bio […] d’ici au Salon de l’agriculture. »

Interrogé sur l’absence jeudi du ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, Stéphane Travert a par ailleurs « témoigné de la solidarité du gouvernement pour la mise en œuvre de ce que nous avons décidé, après presque six mois de discussions et de concertations. »

AFP