« De bonne heure, mais pas de bonne humeur », pouvait-on lire sur Twitter ce matin du 6 décembre 2018, la FDSEA et JA de l’Oise ont manifesté leur colère à Beauvais. « C’est un premier avertissement, explique Luc Smessaert, agriculteur dans l’Oise et vice-président de la FNSEA. Une nouvelle opération sera menée dans la soirée. Nous voulons être entendus. »
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« De bonne heure, mais pas de bonne humeur », pouvait-on lire sur Twitter ce matin du 6 décembre 2018, la FDSEA et JA de l’Oise ont manifesté leur colère à Beauvais. « C’est un premier avertissement, explique Luc Smessaert, agriculteur dans l’Oise et vice-président de la FNSEA. Une nouvelle opération sera menée dans la soirée. Nous voulons être entendus. »

« Mise en péril de nombreuses exploitations »

« Pac 2016, 2017, 2018… Aides bio, MAEC. L’État doit payer ses dettes aux agriculteurs », ont-ils écrit à la peinture blanche sur les bâches déployées sur les grilles de la préfecture. La profession réclame non seulement le paiement, dans leur totalité, des aides Pac de 2016 et de 2017 mais aussi les acomptes de 2018.

« Faute de moyens de l’État, nombre d’entre nous n’ont pas été contrôlés : nous étions 600 agriculteurs à la fin de novembre dans les Hauts-de-France dans ce cas, et nous ne pouvons donc pas toucher notre acompte 2018 », poursuit le syndicaliste. Un courrier au moins de l’État nous permettrait de prévenir nos banques. »

La profession continue par ailleurs à défendre le « donnant-donnant » auprès de l’État. « Nous respectons les normes, les délais, etc. prévus par la Pac. Ils n’ont pas le droit à l’erreur ! Pourtant, l’État, quant à lui, ne remplit pas sa part du contrat mettant en péril de nombreuses exploitations », défend un des manifestants.

« Faut-il revenir au papier pour être payé ? »

Déjà en novembre, les syndicats locaux majoritaires avaient réclamé leur dû devant l’hôtel de la préfecture : face à l’absence de moyens de l’État pour leur payer les aides, ils avaient déposé des ordinateurs devant l’établissement.

Les agriculteurs de l’Oise rejoindront la semaine prochaine le mouvement national lancé par la FNSEA et JA, afin de protester contre l’« agribashing » et réclamer la mise en œuvre des ordonnances de la loi portant sur l’agriculture et l’alimentation. Une grande opération est prévue le lundi 10 décembre 2018 dans le département.

Rosanne Aries