« En janvier 2017, 83 % des agriculteurs disent en avoir entendu parler contre 79 % l’année dernière et 50 % il y a deux ans, assure le ministère dans le communiqué diffusé hier, le 19 avril 2017. En outre, 73 % des agriculteurs sont déjà engagés dans au moins trois démarches agroécologiques, cette proportion s’élève à 83 % chez les jeunes. »

De quelles démarches agroécologiques s’agit-il ? Des six suivantes : limiter l’utilisation d’intrants, améliorer la qualité des sols et limiter l’érosion, préserver les ressources en eau, favoriser le rôle de la faune auxiliaire, améliorer l’autonomie, et apporter plus de valeur ajoutée aux productions

« Une tendance de fond »

Ces chiffres proviennent d’une enquête de BVA auprès de 800 agriculteurs du 12 décembre 2016 au 6 janvier 2017. Pour le ministère, ils montrent que l’agroécologie, « notamment en raison de l’amélioration de la performance économique qu’elle permet, prouvant ainsi la réalité de la double performance, est bel et bien devenue une tendance de fond dans l’agriculture française ».

Le ministre a aussi salué la mise en place opérationnelle de mesures permettant de développer l’agroécologie, et « plus particulièrement […] la mise en place d’une MAEC affectée à la conservation des sols et du travail en cours sur la définition d’indicateurs de suivi de la qualité organique et biologique des sols agricoles. »