Près de 13 % des surfaces de blé tendre et 22 % des surfaces d'orge d'hiver ont été endommagées par la vague de froid du début février, estime Agritel.

« La vague de froid qui a touché la France au début de mois de février a affecté de manière notable les cultures de céréales d'hiver », fait valoir Agritel au terme d'une enquête réalisée auprès de 2.105 clients agriculteurs répartis dans toutes les régions de production. 

« Cette enquête met en évidence des dégâts supérieurs aux premières estimations évoquées ces dernières semaines, notamment en blé tendre. Les blés durs, colzas et orges d'hiver s'en sortent un peu mieux que prévu », estime Agritel.

Les régions les plus touchées se situent dans le quart nord-est du pays. Il s'agit de l'Alsace, de la Lorraine et, dans une moindre mesure, de la Champagne-Ardenne, de la Bourgogne et de la Franche-Comté. Dans la moitié ouest et dans le nord de la France, les cultures ont bénéficié d'une couverture neigeuse protectrice.

En blé tendre, 5,30 % des surfaces seraient totalement détruites et 12,7 % des surfaces endommagées. En dépit des ressemis en blé de printemps, « le potentiel perdu à ce jour est de 1,9 Mt, soit 5,30 % du potentiel moyen. »

En orge d'hiver, 5,15 % des surfaces seraient totalement détruites et 21,8 % des surfaces endommagées. En prenant en compte les ressemis en orge, « le potentiel perdu à ce jour est de 317.000 t, soit 4,5 % du potentiel moyen. »  

En colza, 1,10 % des surfaces seraient totalement détruites et 12 % des surfaces endommagées. « En prenant en compte les ressemis en colza de printemps, le potentiel perdu à ce jour est de 108.000 t, soit 2 % du potentiel de départ. » 

En blé dur, 5,10 % des surfaces seraient totalement détruites et 17 % des surfaces endommagées. « En prenant en compte les ressemis de blé dur, le potentiel perdu à ce jour est de 112.000 t, soit 5,50 % du potentiel de départ. »  

« Parmi les cultures qui seront ressemées en remplacement, l'orge de printemps se distingue avec plus de 100.000 ha attendus en supplément d'une année normale, soit une hausse potentielle de 20,5 % de la production par rapport à la moyenne quinquennale », estime encore Agritel.