Depuis 50 ans, les habitudes alimentaires des Français ont évolué et avec elles les émissions de CO2 inhérentes à la production de ces aliments. Le CGEDD (Conseil général de l’environnement et du développement durable) a publié un bilan de ces évolutions le 19 octobre.

En 2016, la production intérieure génère 52 % de l’empreinte carbone de l’alimentation. Les importations qui seront utilisées par l’agroalimentaire français en représentent 21 % et l’importation à destination du consommateur se chiffre à 26 % de l’empreinte carbone alimentaire.

La viande bovine plus grande émettrice

Selon le rapport du CGEDD, le bœuf est l’aliment le plus émetteur de gaz à effet de serre (GES). Pour un kilo consommé de cette viande, plus de 35 kg équivalent CO2 sont produits. Le beurre doux, le porc, ou le saumon se situent entre 5 et 10 kg éq. CO2 par kilogramme d’aliment. Le poulet et les œufs se situent entre 3 et 5, quand les légumes sont tous proches de 1.

Les modes de production en cause

Les émissions de gaz à effet de serre peuvent aussi varier en fonction du mode de production. Pour le haricot vert, le rapport précise qu’une production locale représente 1 kg éq. CO2 par kg d’ingrédient ingéré contre 23 lorsqu’il est importé par avion. Le radis représente, quant à lui, moins de 1 kg éq. CO2 par kg d’ingrédient ingéré lorsqu’il est produit en saison et il monte à 8 quand il est cultivé sous serre chauffé.

T. D.