La France s'est engagée à diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050, par rapport à 1990, tous secteurs économiques confondus. Pour le secteur agricole, cet objectif est inatteignable, selon l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie).

Dans une étude intitulée « Agriculture et facteur 4 », publiée le 19 octobre 2012, l'Ademe a analysé trois scénarios de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour le secteur agricole français. Aucun ne permet d'atteindre une division par quatre des émissions, « malgré des modifications majeures des systèmes agricoles, des habitudes alimentaires et des niveaux d'exportation ».

L'atteinte du « facteur 4 », correspondant à une baisse de 75 % des émissions, « ne pourrait finalement être obtenu que par la combinaison d'hypothèses extrêmement fortes, pouvant induire des ruptures draconiennes ou engendrer des émissions indirectes par délocalisation de la production », conclut l'agence.

L'Ademe juge l'atteinte d'un facteur 2 « plus réaliste », même si là aussi des « incitations puissantes » seront nécessaires pour faire évoluer les pratiques agricoles. Des leviers doivent également être actionnés du côté des consommateurs, pour les inciter à évoluer vers un mode d'alimentation plus responsable.

Téléchargezl'étude de l'Ademe.

B.L.