L'assureur mutualiste Groupama est entré « en négociation exclusive » avec Allianz en vue de l'acquisition des activités courtage (hors transport) de sa filiale Gan Eurocourtage par l'assureur allemand, ont annoncé, le 27 avril 2012, les deux groupes dans un communiqué commun. Le chiffre d'affaires de l'activité concernée par les discussions s'est élevé à 850 millions d'euros en 2011.

Depuis l'an passé, Gan Eurocourtage rassemble, au sein d'une même structure juridique, les activités des marques Gan Eurocourtage (activités dommages et vie) et Groupama Transports (activités maritimes et de transport). Cette dernière n'est donc pas concernée par les discussions avec Allianz.

Après une perte de 1,76 milliard d'euros pour 2011, creusée par 3 milliards de dépréciations liées à d'importantes expositions à la Grèce et aux marchés d'actions, Groupama avait annoncé vouloir prendre des mesures draconiennes pour préserver sa solvabilité. Parmi elles figurait la cession de Gan Eurocourtage, dans le cadre d'un recentrage du groupe sur ses performances métiers et ses valeurs mutualistes.

Le directeur général de Groupama, Thierry Martel, avait assuré, en mars dernier, que le groupe n'était pas « dans une situation d'urgence », rappelant qu'il affichait actuellement une marge de solvabilité (fonds propres rapportés au niveau minimal exigé par le régulateur) suffisante aux yeux du régulateur.

M. Martel, qui avait mentionné l'intérêt de fonds d'investissement, avait également affirmé que la question de l'avenir de l'emploi pèserait dans le choix du repreneur. « On ne peut pas dire que Gan Eurocourtage soit en situation de sureffectif », avait-il prévenu.

A la fin de 2011, Groupama avait annoncé un accord avec la Caisse des dépôts (CDC) prévoyant une recapitalisation de sa filiale à hauteur de 300 millions d'euros par l'établissement para-public. L'accord avec la CDC incluait également un rapprochement entre les foncières Silic, contrôlée par Groupama (44 %), et Icade, dont le capital est majoritairement détenu par la CDC (56 %).

Outre la cession de Gan Eurocourtage, l'assureur mutualiste avait dit vouloir vendre ses activités britanniques, procéder à une réduction sensible de son exposition aux actions, réaliser un plan d'économie de 400 millions d'euros et arrêter les acquisitions.

Lire également :