Face aux attaques « massives » de mildiou, de botrytis ou encore de sclérotinia sur de nombreuses cultures, le collectif Sauvons les fruits et légumes de France précise dans un communiqué paru vendredi qu'en « agriculture biologique, la situation est jugée catastrophique dans certaines régions. »

Dans le nord de la France, outre les vignes, le mildiou s'est attaqué aux cultures de fruits et légumes sous abri froid, en plein champ et très localement chez des serristes (tomates). D'autres parasites comparables ont également provoqué des pertes conséquentes de productions.

Dans l'Ouest, la pomme de terre (primeur et de consommation) a nécessité un défanage plus précoce que d'habitude. « Dans ce secteur, la production biologique est particulièrement impactée avec des parcelles totalement détruites », note le Collectif. Quant aux plantations de drageons d'artichauts, elles ont subi des attaques de mildiou conséquentes.

Dans le secteur de la pomme, selon le mouvement citoyen, « les producteurs ont dû jongler pendant plusieurs semaines entre gestion du risque et contraintes réglementaires. La réglementation (arrêté de 12 septembre 2006) a en effet rendu très difficile le traitement de la tavelure ».

« L'année 2012 démontre que l'association entre mesures préventives, analyse du risque et panoplie de solutions d'intervention est la clef pour assurer une production régulière en fruits et légumes frais », observe Bernard Géry, porte-parole du Collectif. « Mais dans certaines cultures, nous sommes passés au bord du gouffre. Avec le changement climatique, ce type de situation risque de se multiplier à l'avenir. »

I.E.