La FNPF (Fédération nationale des producteurs de fruits), Légumes de France, la FNSEA et Jeunes Agriculteurs ont cosigné une lettre envoyée le 23 juillet 2014 à Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, afin de lui demander un rendez-vous « en urgence afin d'évoquer les difficultés que les professionnels rencontrent aujourd'hui sur le terrain ainsi que les mesures qu'il serait souhaitable de mettre en oeuvre pour y remédier. »

« Les producteurs de fruits et de légumes d'été font face depuis plusieurs semaines à des difficultés sur le marché jamais rencontrées jusqu'à maintenant », écrivent les syndicats agricoles. Selon eux, les prix des produits importés sont si bas qu'ils « cassent le marché français et ruinent tous les efforts de la filière française. »

Les organisations estiment ainsi « indispensable que l'Etat mette en place un ambitieux plan de contrôle des fruits et des légumes d'importation afin de vérifier le respect des normes de commercialisation ainsi que l'accompagnement des produits par un bon de commande ou de livraison. Des sanctions devront être prises le cas échéant ».

Par ailleurs, elles souhaitent un travail « très approfondi » à conduire « avec l'ensemble des maillons de l'aval de la filière, des grossistes à la grande distribution, afin d'optimiser le référencement de l'origine française par rapport au calendrier de production et promouvoir une mise en avant adaptée vis-à-vis des acheteurs ».

La formation des responsables en GMS et détaillants « afin de mieux les sensibiliser aux problématiques agricoles paraît indispensable », jugent les syndicats. Selon eux, il est aussi « plus que temps d'engager la réflexion sur la caractérisation de la situation de crise conjoncturelle pour les fruits et les légumes ».

« Nous souhaiterions également que soit abordée la question des conditions générales d'importation des produits sur le territoire national au regard de ce qui existe dans d'autres Etats membres. Ainsi, en Allemagne, pour exporter des produits, un mandataire est obligatoire », écrivent les organisations, qui veulent par ailleurs que soit stoppé l'empilement des règles franco-françaises sociales et environnementales, « représentant chaque jour de nouvelles contraintes et de nouvelles charges pour les producteurs, alors même que les distorsions de concurrence perdurent entre les Etats membres. »

I.E.