Dans le cadre de la rédaction d'un rapport sur les perturbateurs endocriniens (PE), Générations Futures a lancé une campagne d'analyses de résidus de pesticides dans des fraises en provenance de la France et de l'Espagne vendues en France. D'après l'association, sur 49 échantillons, 71,42 % contenaient 8 PE différents.

Par ailleurs, un seul échantillon présentait un dépassement de limite maximale de résidu (LMR) mais des produits interdits en Europe ont été détectés sur 2 échantillons français sur 26 (insecticide endosulfan) et 2 échantillons espagnols sur 23 (insecticide carbosulfan). Trois échantillons français contenaient aussi des substances actives autorisées en France mais pas sur les fraises (flonicamide et actamipride). Au total, 91,83 % des échantillons contenaient un ou des pesticides.

Pour François Veillerette, porte-parole de Génération Futures, « la présence de pesticides interdits en Europe ou sur la culture de fraise dans plus de 18 % des échantillons testés est proprement inacceptable ». Il demande aussi que « des mesures immédiates et fortes pour réduire l'exposition des populations aux pesticides PE » soient prises et qu'« une stratégie nationale ambitieuse » soit adoptée.

M.B.