Cette branche qui fabrique des produits vétérinaires pour particuliers et professionnels a généré en 2018, 1,8 milliard de dollars de chiffre d’affaires, soit une petite partie de près de 40 milliards d’euros pour l’ensemble du groupe. Le groupe allemand recevra 5,3 milliards de dollars en numéraire et 2,3 milliards de dollars en actions d’Elanco, un spécialiste du secteur de la santé animale, a précisé Bayer dans un communiqué de presse.

Naissance du numéro deux mondial du secteur

« Bayer compte se délester de sa participation dans Elanco en temps voulu », indique l’entreprise. La nouvelle entité devrait créer le « numéro deux » du marché de la santé animale, explique le groupe de Leverkusen, qui prévoit de boucler la transaction « à la mi-2020 » sous réserve d’autorisation des gendarmes de la concurrence.

Cette transaction est la dernière et la « plus grande d’une série de mesures de portfolio que Bayer a lancé en novembre 2018 », explique le groupe, qui a annoncé au début d’août la vente pour 3,5 milliards d’euros de l’opérateur de parcs industriels dans la chimie Currenta, détenu en commun avec Lanxess.

Peu après avoir racheté Monsanto, Bayer avait annoncé l’an dernier un vaste plan de restructuration impliquant la suppression de 12 000 emplois dans le monde d’ici à 2021, soit 10 % de ses effectifs, et la cession d’activités non stratégiques. À la Bourse de Francfort, le titre de Bayer a effacé ses pertes, bondissant après l’annonce pour s’établir à 66,47 €.

AFP