Au terme d'un été marqué par la sécheresse dans l'hémisphère Nord, certains appellent une action du G20 pour remettre de l'ordre dans les marchés agricoles. Tout en partageant cet avis, la FNSEA souhaite que des enseignements soient tirés à l'échelle nationale. « Il faut tout mettre en oeuvre pour sécuriser les systèmes de production », a martelé Xavier Beulin en conférence de presse de rentrée le 29 août, évoquant, entre autres, le stockage de l'eau.

Sur le court terme, il s'agit d'abord d'aider les éleveurs à traverser la crise provoquée par l'envolée des matières premières. La FNSEA a demandé l'ouverture des négociations avec les distributeurs et transformateurs. Combien de chances y a-t-il que ces discussions aboutissent ? « 10, sur une échelle de 1 à 10 », a affirmé Xavier Beulin, tout en reconnaissant qu'il pourrait y avoir, d'une entreprise à l'autre, des niveaux de réponse différents. Mais l'un des défis est désormais de « faire accepter par le consommateur que nous vivrons à l'avenir des situations avec parfois des hausses, parfois des baisses de prix ».

La FNSEA a également souligné qu'elle continuait à travailler sur des dispositifs contractuels entre les secteurs végétal et animal, notamment pour les drèches, pulpes et tourteaux. De son côté, Orama (Union des grandes cultures) devrait annoncer dans les jours qui viennent « un dispositif exceptionnel » lié à la situation des marchés et aux difficultés des éleveurs. Les termes de ce dispositif ne sont pas encore totalement tranchés, a précisé Xavier Beulin.

Reçue la veille à l'Elysée, la FNSEA avait trouvé une oreille attentive auprès du chef de l'Etat, qui devrait faire des annonces lors de sa visite au Space.

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B.L.