« Le préfet a maintenant pour responsabilité de faire appliquer cette décision et donc de demander au porteur de projet de soumettre un nouveau dossier de régularisation de son exploitation », a indiqué le 22 mai 2019, Arnaud Clugéry, porte-parole de Eau et Rivières de Bretagne, une des trois associations réclamant l’annulation de l’autorisation d’une porcherie, située à Landunvez.

« À proximité des plages »

Le préfet a autorisé cette extension par un arrêté en date du 1er avril 2016. L’installation est ainsi passée de 8 965 animaux à quelque 12 090, sans attendre la fin des recours devant la justice. Le tribunal administratif de Rennes justifie sa décision, rendue vendredi, par « l’ampleur du projet […] dans un secteur habité et à proximité des plages du littoral, dont les plus proches ont fait l’objet d’arrêtés de fermeture à plusieurs reprises en 2015 ».

Le commissaire-enquêteur avait formulé un avis défavorable sur cette extension, en raison notamment de l’absence d’étude d’impact prenant en compte « les effets cumulés » sur l’environnement de l’augmentation du nombre d’animaux et des quantités de lisier à traiter, rappelle le tribunal administratif dans sa décision.

Les associations Eau et Rivières de Bretagne, Avenir et environnement en pays d’Iroise (AEPI) et l’Association pour la protection et la promotion des Côtes des légendes (APPCL) « demandent un retour au cheptel d’avant l’extension dans les plus brefs délais », dans un communiqué. Joints par l’AFP, l’avocat de l’exploitant et la préfecture du Finistère n’ont pas souhaité s’exprimer.

AFP