« Nous allons vivre une révolution, maintenant que les grandes lignes de la nouvelle Pac sont tracées au sujet de la filière du sucre », a déclaré Olivier de Bohan, président de Cristal Union et agriculteur, lors d'une conférence de presse à Paris le 27 septembre 2013.

Faisant référence à la disparition des quotas et à la libéralisation du marché européen du sucre à partir du 1er octobre 2017, Olivier de Bohan a souligné que le groupe s'était réorganisé ces dernières années. L'objectif a été de massifier la production de sucre en France et de gagner en compétitivité sur un marché ouvert, via une capacité accrue des sucreries.

Pour la partie agricole, Cristal Union vise, dans les quatre ans, à augmenter la sole de betteraves transformées par ses usines de 15 %, afin d'allonger la campagne sucrière pour atteindre 100 à 120 jours, et mieux amortir les investissements réalisés dans les outils industriels.

Cette augmentation de surface concernera d'abord le sud de Paris et le sud de la Champagne pour les coopérateurs de Cristal Union, mais aussi les nouveaux planteurs qui deviendraient adhérents. « Une opportunité pour les agriculteurs à l'heure où la Pac pousse à diversifier les assolements », a souligné Olivier de Bohan.

Autre nouveauté concernant ces zones de production, la simplification de la réception des betteraves, avec une « forfaitisation de la tare collet » qui se généraliserait à toutes les zones de production de Cristal Union l'année prochaine.

Enfin, la génétique serait aussi un moyen de gagner en compétitivité et Olivier de Bohan a indiqué que, si la sole de Cristal Union a connu un rendement sucre supérieur à 15 tonnes par hectare en 2011, celui-ci serait plutôt autour des 13 t/ha cette année. Selon lui, l'obtention de rendements régulièrement au-dessus des 15 t/ha permettrait aux betteraves françaises d'être compétitives vis-à-vis du sucre d'importation, notamment brésilien.

François Guion