Face à « une situation économique catastrophique », ce manifeste appelle les professionnels et les pouvoirs publics à prendre une série de mesures visant à « favoriser la transformation du bois en France et à pérenniser l’activité des entreprises du secteur ».

En effet, « en raison de la hausse exponentielle des exportations de bois brut, en particulier vers la Chine, les professionnels de la transformation du bois sont confrontés à un cruel manque de matière première hexagonale, mettant en danger 100 000 emplois dans les régions françaises ». Entre 2007 et 2014, le volume de grumes de chêne disponible pour les scieries françaises a par exemple été divisé par deux.

Cette problématique conjuguée aux conséquences des intempéries, des inondations et des grèves récentes « plongent des centaines d’entreprises dans une situation tellement dramatique que certaines ont dû placer une partie de leurs effectifs au chômage technique depuis quelques semaines », indique la FNB dans un communiqué.

Les « premiers appels à l’aide » de la FNB ont « en partie été entendus par les pouvoirs publics, puisqu’une première mesure d’urgence, relative aux distorsions de concurrence sanitaires infligées aux scieries françaises, est entrée en vigueur ». Le ministre de l’Agriculture a ainsi « confirmé, à plusieurs reprises, l’application au 1er juillet de l’interdiction du traitement chimique par pulvérisation de cyperméthrine sur les grumes destinées à l’international ».

« Des mesures structurelles indispensables »

« Mais cette première mesure d’urgence doit être suivie de mesures structurelles afin de permettre aux scieries françaises de pouvoir travailler le bois français, une matière première de grande qualité issue de la gestion responsable du patrimoine forestier français, puis de vendre leurs produits transformés à valeur ajoutée en France et à l’international », explique la FNB.

Pour cela, le manifeste appelle également à :

  • Relocaliser et développer une industrie du bois française respectueuse de l’environnement,
  • Conforter le renouvellement de la matière première à long terme,
  • Réguler l’exportation des grumes non transformées pour favoriser l’exportation de produits transformés,
  • Faciliter le financement du développement de la filière.

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(1) Le manifeste lancé par la FNB bénéficie du soutien de « l’ensemble des acteurs de la filière de la transformation du bois, représentés par 10 organisations professionnelles » : Syndicat national des pépiniéristes forestiers (SNPF), Syndicat national des producteurs de granules de bois (SNPGB), Syndicat national des fabricants de palettes en bois (Sypal), Syndicat national du charbon de bois, Chambre syndicale du peuplier, Syndicat national des industries de l’emballage léger en bois (Siel), Union française des fabricants et entrepreneurs de parquets (Uffep), Syndicat professionnel qui fédère les entreprises du secteur de l’emballage industriel et de la logistique associée (Seila), Association pour la revalorisation des bois utilisant un système de traitement (Arbust), Fédération des bois tranchés.