« Nous avons besoin d'un dispositif de gestion efficace pour lutter contre la fièvre catarrhale », s'exclame Philippe Meynier, président de l'organisme de sélection de la brebis corse. Le responsable en charge de ce dossier pour la Confédération paysanne s'inquiète du désengagement de l'Etat sur ce dossier et exige un dispositif pour enrayer la progression de la maladie.

La présence du sérotype 1 de la maladie est confirmée sur l'île depuis septembre 2013. « On savait, quelques mois avant, que la maladie était présente en Italie, et en Sardaigne notamment, mais l'Etat n'a pas écouté nos alertes et n'a pas su anticiper », explique-t-il. Il a fini par mettre en place une vaccination en fin d'année, à une période inopportune pour le responsable car les animaux étaient en production.

« La mortalité sur les troupeaux touchés avoisine 15 à 17 % », explique Philippe Meynier. Mais l'impact sur les résultats technico-économiques sont très importants. « La chute de production de lait peut atteindre 70 %. Et nous sommes très inquiets concernant la fertilité des troupeaux qui sont actuellement à la lutte. »

Selon le responsable, l'intensité de la maladie n'a pas baissé pendant l'hiver sur les zones de plaine. Aujourd'hui, avec la remontée des températures, elle touche des exploitations plus en altitude. « Nous devrions vacciner nos animaux pendant l'été, au moment du tarissement, indique-t-il. Mais l'Etat français n'a toujours pas pris de décision concernant la vaccination. A la différence de l'Etat italien qui a d'ores et déjà passé la commande des vaccins auprès des laboratoires pharmaceutiques. »

M.-F.M.