« Je suis absolument ravi que mon nom soit apparu dans Monsanto, non pas pour ma gloriole personnelle, mais comme un certain nombre de (membres de) l’opposition française, de gauche et d’ONG, me traitaient comme ministre de Monsanto et ministre des pesticides, que Monsanto me mette dans la liste comme ennemi de l’entreprise, ça me rassure plutôt », a-t-il déclaré dimanche soir à l’AFP à Tokyo, en marge d’un déplacement pour le G20-agriculture.

Aucune décision n’a été prise pour l’instant quant à un éventuel dépôt de plainte, a-t-il ajouté.

Monsanto, filiale du groupe allemand Bayer, est accusé d’avoir fait réaliser par une agence de communication des listes fichant des élus, scientifiques ou journalistes, précisant notamment leur position sur les pesticides, leur niveau de soutien à Monsanto, leurs loisirs, ou encore leur adresse. La justice française a ouvert une enquête.

Vers la sortie ?

« Ma position est très claire : il faut sortir des pesticides, du glyphosate », a insisté Didier Guillaume. « Il ne faut pas avoir d’état d’âme mais il ne faut laisser personne sans solution. C’est la raison pour laquelle nous mettons beaucoup de forces dans la recherche pour trouver des alternatives aux pesticides », a-t-il souligné.

Avec l’AFP