Plus de 250 éleveurs bovins ont manifesté lundi à Angers, Laval et La Roche-sur-Yon à l'appel de la FNSEA sur les problèmes de la filière et pour réclamer la reprise des exportations des animaux non vaccinés contre la fièvre catarrhale ovine vers l'Italie, selon les autorités.

A Angers, 150 éleveurs bovins venus de tout le Maine-et-Loire, selon les syndicats, une centaine selon la police, se sont présentés dès 5h30 devant la préfecture avec des tracteurs, avant de manifester dans le calme dans le centre.

Les éleveurs de la FDSEA ont dénoncé en particulier les conséquences sur le marché du broutard des mesures sanitaires prises contre la fièvre catarrhale ovine par l'Italie, au début de mars. Principal importateur de ce type de viande en Europe, ce pays n'importe plus d'animaux non vaccinés depuis le 3 mars 2008.

«Le problème, c'est que ces vaccins nécessitent plusieurs injections, qu'il faut du temps et que seuls les vétérinaires sont autorisés à les faire. De fait, plus rien ne part depuis un mois», explique Mickaël Bazantay, l'un des responsables FDSEA du Maine-et-Loire, un département qui compte environ 4.500 éleveurs bovins.

Il a également pointé «les difficultés» que rencontrent les exploitations bovines du fait de la hausse du coût de l'énergie et des fournitures alimentaires. Selon la FDSEA, les revenus des exploitations bovines ont chuté de 23% en 2007.

Les manifestants étaient également une centaine à La Roche-sur-Yon et une dizaine à Laval, où ils ont été reçu à la préfecture.