Le Modef a estimé jeudi qu'aucune augmentation du prix du pain ne serait pas «justifiée ou justifiable» par la hausse du prix du blé qui n'a qu'une «très faible incidence sur le coût de fabrication».

«Compte tenu des marges importantes de tous les intermédiaires, aucune augmentation n'est justifiée ou justifiable, surtout que lorsque le prix du blé baissait fortement, le prix du pain était maintenu», a indiqué dans un communiqué le secrétaire général du Modef.

«L'augmentation du blé a bon dos et la matière première qu'il représente et fournie par l'agriculteur n'est pas chère», ajoute le communiqué.

Le syndicat cite en exemple une ficelle de 150 g qui vaut 0,60 euro. «En 2007, il faut compter 3 centimes d'euros de blé dans une ficelle, contre 2 centimes en 2006, soit une augmentation de 1 centime représentant une hausse de 1,7% du prix», précise-t-il. Selon lui, «la hausse de 50% du prix du blé n'a qu'une très faible incidence sur le coût de fabrication».