Les parlementaires français se sont penchés le 6 mai 2014 à Paris sur les leviers de compétitivité de l'agriculture. En parallèle de l'application de la nouvelle Pac en 2015 et des débats sur la loi d'avenir pour l'agriculture, les intervenants ont dressé un éventail de voies futures pour « doper » l'agriculture française.

Dans le contexte législatif actuel, l'intérêt d'une telle conférence peut paraître un peu dépassé. Il s'agissait davantage d'informer les parlementaires sur les atouts et les contraintes de l'agriculture « qui est un secteur économique à part entière », a déclaré Marc Le Fur, député des Cotes-d'Armor en introduction des débats.

Autour de l'élu breton, des représentants de syndicats agricoles (FNSEA, AGPB, JA, Confédération paysanne), mais également un représentant de l'ARF (Régions de France) et Michel Griffon, agronome et président de l'Association pour une agriculture écologiquement intensive, étaient venus donner leur avis sur les possibilités de rendre les secteurs de l'agriculture et l'agroalimentaire plus compétitifs.

L'ensemble des participants se sont retrouvés sur le besoin de redonner de la valeur ajoutée aux productions françaises que ce soit en matière de taux de protéines pour le blé à l'exportation ou de poudre de lait infantile pour le secteur laitier.

Si l'écologie est apparu comme un frein à la compétitivité pour certains intervenants, Michel Griffon a tenu à remettre la remettre au centre du débat comme « matière scientifique et non comme couleur politique ». Selon lui, des productions plus respectueuses de l'environnement sont un atout de qualité pour les productions françaises, au même titre que la mécanique allemande pour l'industrie outre-Rhin.

Les débats sont restés malgré tout très généraux et n'ont pas permis de dégager des axes clairs pour préparer la seconde lecture du projet de loi d'avenir pour l'Agriculture qui devrait être examiné à l'Assemblée nationale au cours de mai.

P.B.