Le syndicat Jeunes Agriculteurs (JA) a dévoilé, le 19 juillet 2017, veille du lancement officiel des États-généraux de l’alimentation, ses propositions pour « redonner du revenu aux paysans ». Un document d’une vingtaine de pages organisé autour de trois piliers : « l’organisation des filières, la création de valeur ajoutée et l’adaptation des politiques publiques », ont expliqué Jérémy Decerle et Samuel Vandaele, président et secrétaire général de JA.

Dans le détail, le syndicat insiste sur le développement des organisations de producteurs (OP) pour rééquilibrer les négociations commerciales, sur la contractualisation entre OP, transformateurs et distributeurs, et sur l’importance de « faire respecter les dernières lois » (LME, loi conso, Sapin II) plutôt que d’en publier une nouvelle. « Il est nécessaire de faire un état des lieux complet pour voir ce qui est appliqué ou non, et fluidifier l’ensemble », a justifié Samuel Vandaele.

Plan com’

Lui et Jérémy Decerle ont par ailleurs indiqué vouloir mobiliser « tout le réseau sur la consultation publique et les débats en Région », qui seront organisés en marge des ateliers nationaux. Avec une stratégie de communication très active, consistant à « profiter des événements festifs de l’été » pour sensibiliser le grand public à leur cause, des « Fêtes de la terre » locales à la finale de labour « Terre de Jim », qui se déroulera à Compiègne au début de septembre et où le ministre Stéphane Travert devrait se rendre. À point nommé pour faire un bilan à mi-parcours des premiers travaux sur le juste prix dans la filière agroalimentaire.

Pour le reste, ni le calendrier serré, ni les cafouillages d’organisation n’effraient JA, qui se montre optimiste sur les résultats à attendre de ces États-généraux. « C’est une opportunité qui nous est donnée et que nous devons saisir, défend Jérémy Decerle. Nous n’aurons peut-être pas tout ce que nous voulons, mais nous nous devons de mettre tout en œuvre pour y aller, confiant dans la possibilité d’avoir des solutions à l’arrivée ». Le syndicat s’est positionné pour intégrer l’ensemble des ateliers du premier chantier, voire en animer certains (innovation, attractivité des métiers, prix à l’achat). Comme les autres participants, il attend maintenant l’arbitrage du gouvernement.

Alain Cardinaux