« Je ne vous cacherai pas les inquiétudes du monde agricole qui redoute d’être “asphyxié” par une vision passéiste et malthusienne trop souvent véhiculée par des médias qui surfent sur les peurs de nos concitoyens », explique la présidente du syndicat, Christiane Lambert, dans cette lettre.

La première partie des États-généraux de l’alimentation, réservée à la répartition de la valeur ajoutée entre les acteurs de la filière pour redonner des revenus aux agriculteurs, sera close mercredi par un discours du président français.

La deuxième partie sera tournée vers la transition écologique et les attentes des consommateurs. Elle est organisée au moment où les agriculteurs protestent contre les projets d’interdiction du glyphosate.

L’enjeu de la suite des États-généraux est « d’élaborer des trajectoires de solutions et non d’interdictions, de privilégier le pragmatisme aux postures », alerte Mme Lambert.

« L’agriculture doit avoir accès aux innovations technologiques »

« L’agriculture, comme les autres secteurs d’activité, doit avoir accès aux innovations technologiques et numériques qui ouvrent des potentiels de progrès extraordinaires. Nous comptons sur une mobilisation d’envergure de la recherche publique et privée », ajoute-t-elle.

Mme Lambert rappelle également l’importance pour le monde agricole du plan d’investissement de 5 milliards d’euros promis par le président Macron et dont les modalités d’application doivent être également au centre des travaux des États-généraux.

Ce plan d’investissement « sera un formidable levier pour accompagner la modernisation des exploitations et des filières et pour l’avènement d’une agriculture “intelligente” source de solutions face au changement climatique, face aux défis alimentaire, énergétique et de cohésion territoriale », écrit aussi la présidente de la FNSEA.

AFP