Depuis la fin des années 1970, les hommes de 35 ans ont gagné 7 années d’espérance de vie et les femmes 5,5 années, indique une nouvelle publication de l’Insee. Toutes les catégories sociales ont profité de ce progrès et les écarts entre les cadres et les ouvriers se sont maintenus. Les hommes cadres vivent en moyenne 6 ans de plus que les ouvriers dans les conditions de mortalité de 2009-2013. Chez les femmes, les inégalités sociales sont moins marquées, seuls 3 ans séparent l’espérance de vie des cadres et des ouvrières.

L’espérance de vie à 35 ans des agriculteurs/agricultrices ne dépassait pas 40,3 années pour les hommes et 45,7 années pour les femmes sur la période 1976-1984. Elle atteint 46,2 années et 51,1 années respectivement sur la période 2009-2013. Soit un gain de 5,9 années pour les hommes et de 51,1 années pour les femmes en une génération à peu près.

Les diplômés vivent plus vieux

Pour la première fois, l’Insee publie l’espérance de vie de la population selon le niveau de diplôme. Ainsi, entre les diplômés du supérieur et les non-diplômés, l’écart d’espérance de vie à 35 ans est de 7,5 ans pour les hommes et de 4 ans pour les femmes. Pour les hommes, il existe une gradation : plus le diplôme est élevé, plus l’espérance de vie l’est. Pour les femmes, l’écart d’espérance de vie est net entre celles qui ont un diplôme et celles qui n’en ont pas ; en revanche, parmi les diplômées, la gradation est peu marquée selon le niveau de diplôme obtenu.

Quelle que soit leur catégorie sociale, les femmes vivent plus longtemps que les hommes. L’espérance de vie des ouvrières est ainsi supérieure d’un an à celle des hommes cadres.

(1) Insee : Institut national de la statistique et des études économiques.