Dans le détail, la proposition consiste en un article unique interdisant l’implantation d’éoliennes dans un rayon de 2 km autour d’un site inscrit au Patrimoine mondial, d’une réserve de biosphère, d’un Grand site de France, d’un site Natura 2000 ou d’une ville bénéficiant du label « Ville et Pays d’Art et d’Histoire ».

Le député Pierre Morel-à-l’Huissier identifie aussi les zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager, les sites archéologiques, les monuments historiques, les parcs et jardins et d’autres périmètres « faisant l’objet de toute autre protection particulière au titre de l’environnement ou du patrimoine ».

Paradoxe

Justifiant de cette proposition, l’élu indique qu’à son sens, la France est toujours allée plus loin dans le paradoxe. Pour lui, le pays institue des protections, et dans le même temps, autorise via l’ICPE l’implantation d’éoliennes à proximité de sites en bénéficiant. Dans ce contexte, la simplification des procédures et l’expérimentation de l’autorisation unique est, selon lui, la goutte de trop.

Expérience locale

Le député s’appuie sur sa propre expérience pour appuyer sa proposition. « En Lozère, par exemple, les promoteurs placent les éoliennes sur les crêtes, ces dernières étant visibles jusque sur le causse Méjean, qui est classé au Patrimoine de l’Unesco ». Pierre Morel-à-l’Huissier ajoute à la pollution visuelle les effets sur le cadre de vie des riverains. Santé et immobilier sont aussi impactés à des distances proches. Déjà en 2014, sur une proposition de vote du député-maire de Fournels, les membres du conseil communautaire des Hautes Terres avaient affirmé par une large majorité leur opposition à l’installation de turbines sur leur territoire.

Vincent Gobert