De Quimper à Marseille, nombreuses sont les fédérations à avoir répondu à l'appel à la mobilisation lancé par la FNSEA et JA, ce mercredi, pour dénoncer l'empilement de règles environnementales contre-productives.

Les « réjouissances » avaient commencé dès la veille dans le Pas-de-Calais, la Sarthe et l'Ille-et-Vilaine. Mercredi à l'aube, la FRSEA et JA d'Ile-de-France ont pris le relais en déversant de la paille et en allumant un feu sur la chaussée, à proximité du ministère de l'Agriculture. Durant près de deux heures, ils ont bloqué la circulation, le temps de dénoncer, devant les médias nationaux, les contraintes incohérentes subies au nom de l'environnement, et de réclamer la démission de Stéphane Le Foll, jugé trop « dogmatique ». D'autres manifestations ont eu lieu, tout au long de la journée, dans les différents départements français.

Les opérations menées – déversement de paille, de fumier ou de pneus devant les bâtiments administratifs, rencontre des préfets, remise de la pétition nationale contre le « monstre administratif »... – avaient pour but de faire entendre un message simple : « Laissez-nous produire ! » Parmi toutes les réglementations environnementales, la refonte de l'application de la directive nitrates et l'extension des zones vulnérables étaient particulièrement visées.

Les ministères de l'Agriculture et de l'Ecologie ont répondu dans la journée par un communiqué de presse, promettant que « la France recherchera l'équilibre entre exigences européennes, objectifs écologiques et intérêt des agriculteurs ». Rappelant que « la France est tenue de se conformer aux exigences communautaires », sous peine de « sanctions très lourdes pour le budget national », ils ont promis d'engager une nouvelle phase de concertation avec les professionnels dès la fin du mois.

B.L.