Une alimentation des troupeaux « équilibrée » ainsi qu'une gestion « efficace » des déjections animales « concourent aux bons résultats qu'obtient le système d'élevage français » en termes d'émissions de gaz à effet de serre, souligne l'interprofession du bétail et de la viande (Interbev) dans un communiqué du 7 octobre 2013.

« La France et l'Europe de l'Ouest sont bien placées en termes de niveau d'émission des gaz à effet de serre par kilogramme de viande. En effet, depuis une vingtaine d'années, les pratiques et leviers identifiés par [un récent rapport de la FAO (1)] ont été progressivement mis en oeuvre dans les élevages de bovins et d'ovins. »

« Plusieurs facteurs concourent aux bons résultats qu'obtient le système d'élevage français :

- une alimentation des troupeaux équilibrée et des progrès en santé animale : en France, l'herbe constitue en moyenne 60 % de la ration de l'ensemble des bovins et 80 % pour les seuls bovins allaitants, cette part variant selon les saisons et les régions en fonction des conditions de sol et de climat. Par ailleurs, l'alimentation est produite à 90 % sur les exploitations et à 95 % sur le territoire national. L'alimentation produite sur place permet d'éviter des transports inutiles et des animaux en bonne santé produisent bien et mieux.

- une gestion des fumiers et des lisiers efficace : depuis vingt ans, l'utilisation d'engrais de synthèse a baissé de 20 % dans les élevages, ceci dû à une meilleure utilisation des fertilisants de ferme que sont les fumiers et les lisiers. En valorisant les déjections des animaux en engrais de ferme (par épandage sur les prairies et les champs cultivés), les éleveurs économisent ainsi des doses d'engrais minéraux et diminuent les dégagements de protoxyde d'azote. »

Interbev reconnaît que « des gains sont encore possibles ». C'est pourquoi « la filière poursuit ses efforts » : « Les instituts techniques français travaillent déjà sur les pistes de recherche identifiées par le rapport de la FAO pour améliorer encore l'efficacité et la performance des élevages tant sur les plans sociaux et économiques, qu'environnementaux : réduction des émissions de gaz à effet de serre par les économies d'énergie ou la production d'énergies renouvelables, entretien de la biodiversité et de la qualité de l'eau, préservation des sols. »

« Prochaine étape importante : la prise en compte du stockage de carbone et de la biodiversité ? Interbev et l'Institut de l'élevage recommandent également dans les futures évaluations de prendre en compte le stockage de carbone dans les sols des prairies valorisées par les bovins et les ovins ainsi que l'impact positif sur la biodiversité. En effet, selon l'Institut de l'élevage, le stockage de carbone dans les prairies compense entre 30 et 50 % des émissions de l'élevage bovin », conclut le communiqué.

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(1) FAO : Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture.

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