La FDSEA du Finistère, alertée par des agriculteurs inquiets de la prolifération de plantes nuisibles dans différentes zones du département, « souhaite rappeler aux collectivités (Etat, Région, conseil général, communes, syndicats d'eau, etc.) leurs obligations en matière de gestion et d'entretien des terres dont ils ont la responsabilité », indique le syndicat jeudi dans un communiqué.

« L'ensemble des usagers, collectivités et établissements publics de l'Etat, est soumis à l'arrêté préfectoral de juillet 2010, rendant obligatoire la destruction des chardons des champs. En l'absence d'une destruction sur les bords de routes ou les parcelles, les chardons se développent et les graines se disséminent sur les terres agricoles. Les efforts déployés par les agriculteurs pour lutter contre les chardons sur leurs parcelles sont donc réduits à néant et les rendements sont directement affectés », explique la FDSEA 29.

« Sur les aires d'alimentation de captages, s'ajoute à cette lutte obligatoire contre les chardons l'obligation de fauche avec exportation. Mais, là encore, l'entretien par les collectivités fait souvent défaut et ces terres dont les paysans ont été expropriés se transforment en friches. Les défauts d'entretien constatés ici et là traduisent une gestion des terres à la petite semaine. Il s'agit d'une situation inadmissible alors que beaucoup de collectivités continuent d'afficher des ambitions importantes en termes d'acquisition de terres agricoles et ''naturelles'' », poursuit le syndicat.

La FDSEA du Finistère « exige des collectivités qu'elles remplissent leurs obligations d'entretien des terres et de lutte contre les plantes nuisibles. Si tel n'est pas le cas, des actions en justice à l'encontre des collectivités pourraient être envisagées afin de mettre un terme à l'inégalité de traitement avec les agriculteurs, qui sont eux pénalisés en cas de défaut d'entretien de leurs parcelles ».