Le congrès national des Entrepreneurs des territoires (EDT), qui s'est tenu du 29 février au 1er mars 2012 à Clermont-Ferrand, aurait pu revenir sur les problèmes récurrents de la profession comme la répercussion du prix des carburants ou la concurrence déloyale d'agriculteurs ou de Cuma sur certaines activités.

L'équipe d'EDT Auvergne, qui organisait ce 80e congrès, a préféré axer les débats sur le thème « S'engager pour les jeunes ». Tout comme le secteur des agroéquipements, les entrepreneurs sont confrontés à un manque de bras.

Le problème se pose avec le personnel saisonnier pas facile à rendre rapidement opérationnel sur des machines de plus en plus sophistiquées. Il se pose aussi avec le personnel permanent, voire sur d'éventuels repreneurs pour des entreprises en recherche d'un successeur.

Face à ce constat, la fédération nationale s'est engagée dans une démarche visant à améliorer l'image du métier et à attirer davantage de jeunes dans cette filière peu connue du grand public : selon une récente enquête de l'Anefa (Association nationale pour l'emploi et la formation en agriculture), 90 % de la population française ne sait pas que le secteur agricole recrute.

Il se signe environ 50.000 CDI chaque année en agriculture. La filière des agroéquipements a besoin, quant à elle, de renouveler 7.000 postes par an, dont 90 % en CDI. En incluant le secteur des espaces verts, la demande s'élève à 15.000 postes.

Gérard Napias, président de la FNEDT, entend pour cela renforcer les contacts avec la filière des agroéquipements pour intéresser les jeunes à la profession.

R.S.