« Le désinvestissement sur les éléments nutritifs de fond, phosphore et potassium, ne cesse de s’accentuer depuis 25 ans. Ces dernières semaines, la crise agricole exacerbée par les mauvaises récoltes de 2016 ne sera pas sans conséquences », alertent les industriels de la fertilisation dans un communiqué de presse du 14 novembre.

Pour encourager les agriculteurs à raisonner leur fertilisation de fond, l’Unifa et ses adhérents offrent 100 analyses de terre sur la période du 14 novembre au 21 février prochain, soit 1 analyse à gagner chaque jour. Les 100 bénéficiaires seront sélectionnés par tirage au sort à l’issue de la période de la période (modalités d’inscription et règlement sur www.unifa.fr).

Pour prouver ce désinvestissement, l’Unifa prend pour témoin l’étude réalisée cette année par l’Inra, qui montre dans de nombreuses régions, « une baisse significative de la teneur en phosphore assimilable et en potassium échangeable depuis 2004 ».

Gains de rendement

L’Unifa rappelle que selon les instituts techniques, le gain de rendement peut atteindre, pour un apport calculé d’après la méthode Comifer appuyée sur l’analyse de terre :

• 2 à 5 q/ha de blé ou d’orge, en sols moyennement pourvus,

• plus de 10 q/ha en sol faiblement pourvu, soit environ +160 €/ha (Arvalis).

En colza, l’apport de phosphore peut permettre un gain de 5 à 10 q/ha soit + 190 à 380 €/ha, ce qui couvre largement le coût de l’engrais tout en valorisant l’azote.

Plateforme d’information

Pour convaincre de l’importance de tels apports, l’Unifa met en ligne sur www.unifa.fr une plateforme d’information spécifique : « Préserver le capital du sol, pour bien réussir ses cultures ». Elle y présente les cartes de l’étude de l’Inra, les résultats d’essais et leur valorisation économique et met à disposition un calculateur permettant de faire un bilan P, K et Mg sur la rotation de cultures d’une parcelle.