Entrée en production il y a trois semaines et en pleine Conférence climat de Paris (COP 21), la plus grande centrale photovoltaïque d’Europe vient d’être inaugurée ce 1er décembre à Cestas, en Gironde. Elle s’étale en rangs serrés sur 260 ha d’une ancienne plantation de pins. Il aura fallu 1 an de travaux pour apposer les quelques 985 000 panneaux provenant de trois fabricants chinois. La centrale « Constantin » aura ainsi demandé un investissement de 360 millions d’euros, apportés par la jeune entreprise Neoen et 8 autres actionnaires. D’une puissance de 300 MWc, l’installation se trouvera progressivement en capacité d’alimenter l’équivalent de la consommation de 250 000 habitants, soit la ville de Bordeaux.

Portée par la start-up, et néanmoins déjà poids lourds des énergies renouvelables, Neoen, cette gigantesque installation a vu le jour grâce aux partenariats techniques d’Eiffage pour le génie civil, Schneider Electric pour la construction des équipements électriques et Krinner pour la pose des fondations vissées, sans béton. La capacité de Constantin équivaut au tiers d’une centrale nucléaire de moyenne puissance ou à celle d’une centrale à charbon. Le site ne nécessite qu’une équipe de maintenance de 5 personnes.

Le mégawattheure (MWh) produit en Gironde sera racheté au prix de 105 euros pendant vingt ans, contre 114 euros pour le nucléaire « post Fukushima ». Constantin a donc été monté sur la base d’un solaire compétitif. Plus que jamais, à l’heure de la COP 21, l’éolien et aujourd’hui le photovoltaïque se montrent toujours plus à même de rivaliser avec les énergies non renouvelables.

Vincent Gobert