Le Premier ministre Scott Morrison a présenté un plan destiné à aider les agriculteurs en difficulté en raison de la récente « grande sécheresse ». D’un montant d’un milliard de dollars australiens (620 millions d’euros), ce plan prévoit de leur accorder des prêts à faible taux d’intérêt.

Des régions entières de l’Australie souffrent depuis des mois d’un déficit de précipitations qui contraint les agriculteurs à faire venir l’eau par camion-citerne pour un coût exorbitant, à vendre une partie de leur bétail ou à laisser leurs terres en jachère. Ces pénuries d’eau menacent des villes et des villages, et notamment l’Outback, l’immense et désertique arrière-pays australien.

Selon le Bureau australien de la météorologie (BoM), au cours des 18 derniers mois, une grande partie des États de la Nouvelle-Galles du Sud et de l’Australie-Méridionale, ainsi que certaines régions du Territoire du Nord et de l’Australie-Occidentale, ont enregistré une pluviométrie historiquement basse. Les précipitations en septembre ont été « très inférieures à la moyenne sur la majeure partie de l’Australie », selon le bureau. Certaines régions ont reçu 40 % de précipitations en moins que la normale.

« Déterminés à survivre à cette sécheresse »

Les importants feux de forêts qui ont fait rage dans certaines parties du territoire ont aggravé la situation. Les pompiers ont été contraints de puiser dans les réserves en eau pour lutter contre les flammes.

Ces prêts sont destinés à soutenir « les agriculteurs et les éleveurs qui savent qu’ils ont un avenir dans le secteur et qui sont déterminés à survivre à cette sécheresse », a indiqué M. Morrison.

Issu du Parti libéral, le Premier ministre est critiqué pour sa mauvaise gestion de cette sécheresse qui dure depuis plusieurs mois. Les membres de sa coalition conservatrice venant des régions rurales l’ont appelé à prendre plus de mesures et à accorder davantage d’aides financières. Le chef du gouvernement, qui soutient l’industrie du charbon et se montre sceptique concernant la réalité du réchauffement climatique, est accusé d’aggraver le problème tout en essayant de le résoudre.

AFP