« 51 % des demandeurs d'emploi seraient prêts à travailler dans le secteur de l'agriculture », selon un sondage réalisé par OpinionWay et commandé par le Fafsea (Fonds national d'assurance formation des salariés des exploitations et entreprises agricoles) publié ce mardi 5 février 2013.

Ce chiffre vient conforter l'attractivité en hausse des métiers agricoles, où l'on constate des besoins permanents ou occasionnels en conducteurs d'engins, tractoristes, ouvriers dans les élevages porcins ou la production végétale spécialisée... Pourtant, seul 1 % des sondés indique s'être déjà mis en recherche d'un tel emploi...

Multiactivité

Selon la même enquête, plus des deux tiers (68 %) des chômeurs en zone rurale et périurbaine seraient d'accord pour cumuler plusieurs activités, dont un emploi agricole. « C'est une vraie nouveauté, a estimé Yves Honoré, directeur général du Fafsea. Nous aurions posé la même question dix ou quinze ans plus tôt, il est certain que les résultats auraient été très différents ! »

Ce chiffre est encourageant pour le Fafsea, qui propose de « financer les formations professionnelles des demandeurs d'emploi prêts à exercer ces métiers dans les régions concernées, afin de répondre aux besoins de recrutement des filières en tension ». Une stratégie prometteuse, au regard de la confiance que semblent avoir les chômeurs dans la formation professionnelle, facteur d'une meilleur employabilité pour 80 % d'entre eux.

La publication de ce sondage a par ailleurs été l'occasion, pour le Fafsea, de rappeler les dispositifs de formation qu'il met à la disposition des demandeurs d'emploi pour leur permettre de s'adapter aux métiers de l'agriculture : la préparation opérationnelle à l'emploi individuelle (POE) ou collective (POEC), l'Adema (accès des demandeurs d'emploi aux métiers agricoles), ou encore le contrat de professionnalisation, qui a observé une progression de 51 % en 2012.

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Alain Cardinaux