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Le poulet garde la santé

Volailles
 - Le poulet garde la santé
© C. Faimali/GFA

La production et la consommation de volailles de chair ont augmenté en 2017, tirées par le poulet, selon la note de conjoncture d’Agreste de mai 2018. En revanche, la perte de débouchés au Moyen-Orient a aggravé le déficit commercial.

Production en légère hausse grâce au poulet

Sur l’année 2017, avec 1 856 milliers de tonnes-équivalent carcasse (tec), la production française de volailles de chair est en hausse de 1,4 % par rapport à 2016. Néanmoins, seul le poulet y contribue (+2,6 % par rapport à 2016), la dinde et le canard fléchissant de respectivement 1,3 % et de 1,9 %.

En février 2018, la tendance s’oriente au beau pour toutes les espèces de volailles de chair, avec des mises en place de poussins en hausse : +3,3 % pour les poulets, +8,6 % pour les dindes et +20,8 % pour l’ensemble des canards.

Le solde du commerce extérieur reste négatif

Sur l’année 2017, les exportations de viande de poulet représentent 396 400 tec, soit 3,7 % de moins qu’en 2016. Cette baisse est liée principalement aux pertes de parts de marché vers l’Arabie Saoudite (–24 300 tec), tandis que des destinations telles que les Pays-Bas et l’Égypte progressent, sans toutefois compenser le déficit.

Les exportations de viande de dinde sont en hausse de 7,2 % en 2017. Les principaux partenaires sont européens. Les ventes augmentent en particulier vers l’Allemagne (+3 300 tec). Celles vers l’Afrique subsaharienne se maintiennent (16 500 tec).

Avec 547 100 tec, les importations de viande de poulet continuent de progresser (+3,5 % par rapport à 2016), soit 22 700 tec de plus originaires de l’union européenne et 4 000 tec de moins des pays tiers. Les achats à la Pologne s’amplifient particulièrement, avec +15 650 tec. Ils enregistrent +5 500 tec en provenance de l’Espagne, –4 300 tec du Royaume-Uni et –3 800 tec du Brésil. Les achats auprès du Royaume-Uni chutent également en viande de dinde (–62 %). Ils sont compensés par des importations en hausse de l’Allemagne et des Pays-Bas.

Le déficit du commerce extérieur de viandes et préparations de volailles (–73 370 tec) relève de l’aggravation du déficit de poulet (–150 700 tec). La bonne tenue des soldes extérieurs de la dinde et des canards (respectivement +46 950 tec et +26 070 tec) ne comblent pas ce déficit.

La consommation de poulet continue à bien se porter

En 2017, la consommation apparente de viandes de volailles progresserait de 4,6 % pour le poulet. Elle reculerait pour la dinde et le canard, de 2,4 % et de 6,3 %.

E.C.
Des volumes orientés à la hausse

Les abattages progressent en mars, et le solde du commerce extérieur se redresse en février.

En mars 2018, les abattages de volailles de chair ont progressé de 8,7 % en tec et de 5,9 % en têtes par rapport à mars 2017. Les tonnages ont augmenté de 6,9 % pour les poulets, de 4,1 % pour les dindes et de 8,4 % pour les canards à rôtir.

Concernant la filière du foie gras, lourdement affectée au début de 2017 par l’influenza aviaire, l’activité d’élevage tend à se redresser (+55 % d’abattage), sans toutefois retrouver le rythme d’avant décembre 2016 : avec 2,47 millions de canards abattus en mars 2018, les volumes restent inférieurs de 20 % à ceux de la moyenne de 2012 à 2016.

En février, les exportations totales de viandes et préparations de volailles sont en hausse de 9 % par rapport à 2017. Elles sont tirées par les ventes de viandes de poulet (+ 11,4 %), en particulier à destination de la Belgique (+ 1 260 téc). Les envois augmentent de façon plus modérée vers l’Allemagne, l’Europe de l’Est et le Congo.

Au Moyen-Orient, les parts de marché vers les Émirats Arabes unis (1 000 tec) ont doublé pour revenir aux niveaux de 2016. Ces volumes restent néanmoins modestes comparés à l’Arabie Saoudite (10 400 tec).

Les importations augmentant moins fortement (+ 6,5 %), le déficit du commerce extérieur des viandes de volailles se réduit de 6 940 tec (contre –14 185 tec en janvier), dont 11 580 tec pour la viande de poulet.

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