« Les contrôles ont été effectués à tous les stades de la production à la commercialisation : dans 85 établissements de transformation environ (abattoirs, ateliers de découpe…), dont une trentaine de commerces de gros, et une centaine de commerces de détail (hypermarchés, supermarchés, supérettes, rôtisseries, commerces non sédentaires…) », précise la DGCCRF dans son communiqué. Les 214 contrôles effectués ont donné lieu à 96 avertissements, 4 injonctions et 8 procès-verbaux. Plusieurs raisons à cela : des dénominations trompeuses des produits, ou des imprécisions.

Dénominations trompeuses

Des dénominations sont non conformes (telles que « cuisses sciées », « pintade de grain », « pavés de poulet », « côtelette de poulet ») ou contiennent des allégations pouvant être qualifiées de trompeuses : « cuisse de canard bio cuisinée façon confit » (en réalité, cuisse de canard bio maigre blanchie et non cuite dans de la graisse de canard), « gésiers de canard confit » (en fait des « gésiers billes » issus de canard maigre et cuits dans de la graisse de canard sans distinction de l’espèce).

La dénomination légale « cuisse avec portion de dos » est régulièrement tronquée (« cuisse) ou imprimée au moyen de caractères moins lisibles pour la mention « avec partie de dos », ou encore doublée de la dénomination « cuisse de poulet », davantage mise en avant dans ce cas.

Origine et caractéristiques physiques imprécises

Certaines des mentions non obligatoires sur les documents publicitaires et l’étiquetage étaient relatives aux conditions d’élevage et à l’origine, pourtant réglementées. Dans certains cas, des dénominations de vente empruntant les termes valorisants « [poulet] fermier », « campagnard » ou encore « de nos campagnes » concernaient des volailles standards. Ce peut aussi être une représentation graphique (un poulet au milieu d’un pré) ou une allégation (« volaille paysanne traditionnelle de nos vallées »). Une société commercialisant des volailles standards et dont le site internet mettait en avant des allégations relatives aux nutriments, aux mélanges utilisés et aux densités d’élevage a reçu un avertissement. Le site a été modifié et des démarches de labellisation et de certification des poulets entreprises.

La réglementation des signes d’identification de la qualité est également à l’origine d’un certain nombre de manquements : utilisation frauduleuse d’un label rouge sur des coquelets et des escalopes de dinde mis en vente dans les rayons traditionnels d’un hypermarché, utilisation de la dénomination de vente « poulets issus de fermiers » pour désigner des poulets ne pouvant pas être commercialisés sous Label rouge en raison d’une congélation trop longue…

Les logos et l’étiquetage des AOP et des IGP ont également fait l’objet de manquements : utilisation non conforme du symbole européen « appellation d’origine protégée » (AOP) sur l’étiquetage de la volaille de Bresse, logo IGP non positionné dans le même champ visuel que la dénomination enregistrée…