« Un Brexit “dur” aura un impact catastrophique sur l’industrie européenne de la viande. Les échanges régresseront de près de 84 %. Au moins 32 000 emplois à travers l’Union européenne (UE) au niveau des exploitations agricoles, de la transformation et de la distribution seront perdus. » Tel est le message que l’UECBV lance aujourd’hui, le 7 décembre 2017, s’appuyant sur un rapport qu’elle publie alors que les discussions se poursuivent entre l’Union européenne et le Royaume-Uni.

De nouvelles entraves tarifaires

Ce rapport en anglais est intitulé « Crise – L’industrie de la viande de l’UE face au scénario d’un Brexit dur ». « Combinés à des frais accrus imposés par les entraves tarifaires, les contrôles vétérinaires additionnels et l’augmentation des coûts de transport conduiraient à une contraction des échanges de viandes de l’UE vers le Royaume-Uni jusqu’à concurrence de 84 % pour la viande bovine, 76 % pour la viande ovine et 48 % pour la viande porcine », rapporte l’UECBV.

L’UECBV rappelle que le marché de la viande du Royaume-Uni est essentiellement déficitaire, et que les conséquences d’un Brexit « dur » toucheraient tous les pays de l’UE à 27, et pas seulement ceux qui commercent peu avec le Royaume-Uni. « L’ampleur du choc serait nettement plus marquée que la crise provoquée par l’interdiction d’importation russe en 2014, et qu’il serait beaucoup plus difficile de trouver d’autres marchés pour les produits détournés. »