La production européenne de viande de porc a diminué de 1,4 % en volume au premier trimestre de 2017. Ce constat se confirme dans les principaux pays producteurs, excepté aux Pays-Bas et en Espagne. Dans un contexte de prix élevés, cette tendance à la baisse devrait s’atténuer d’ici à la fin de l’année, selon les prévisions de Bruxelles.

Exportations en berne

Jusqu’en mars dernier, la croissance des exportations communautaires de viande porcine était principalement expliquée par les commandes chinoises. La tendance s’est radicalement inversée à partir d’avril, avec une chute de 23 % des exportations par rapport au mois précédent. Trois raisons majeures à cela : les cours élevés du porc européen le rendent peu compétitif, une baisse globale de la demande chinoise et une suspension temporaire des licences d’exportation pour deux opérateurs majeurs en Allemagne.

La Commission souligne également une diversification des destinations à l’exportation sur le premier trimestre de 2017. Les envois de viande de porc ont progressé de 9 % vers le Japon, de 42 % vers Hong Kong, de 39 % vers la Corée du Sud, de 21 % aux États-Unis et de 8 % en Australie. Si la demande mondiale devrait être similaire à l’an passé, Bruxelles table sur une baisse des exportations de 9 % en 2017, principalement à cause du manque de disponibilités et des prix trop élevés.

Les crises sanitaires plombent les filières aviaires

Alors que la production européenne de volailles avait bondi de 4,4 % en 2016, sa progression est estimée à 1,9 % depuis le début de l’année. Les pays les plus touchés par les épidémies de grippe aviaire ont vu leur production fondre depuis novembre 2016. À l’inverse, les Pays-Bas, l’Espagne et le Royaume-Uni, moins touchés par les crises sanitaires, ont vu la leur croître respectivement de 1,6 %, 3,9 %, et 10,5 %.

Malgré de bas prix, les exportations européennes ont chuté entre janvier et avril 2017. Parmi les principaux clients, la Commission enregistre une diminution des envois de 58 % vers l’Afrique du Sud, et de 62 % vers les Philippines. Les restrictions à l’exportation pour les pays affectés par la grippe aviaire ont affecté le commerce. Malgré ces difficultés, la Commission prévoit une hausse de la production européenne de volailles de 1,7 % en 2017, qui devrait se réduire à 0,8 % pour l’année 2018.

V. Gu.