« L’adoption marque l’accomplissement d’un grand travail et de beaucoup de patience, commente Phil Hogan, le commissaire européen à l’Agriculture. L’approbation par le Conseil du nouveau règlement permet aux producteurs biologiques existants et potentiels de s’organiser en toute confiance et certitude sur la base des nouvelles règles qui entreront en vigueur le 1er janvier 2021. »

Deux ans pour s’organiser

« Le secteur biologique n’a cessé de gagner en importance […], mais cette croissance risquait d’être compromise par des règles qui n’étaient plus adaptées à l’usage prévu, estime-t-il. […] Les producteurs, les opérateurs et les partenaires commerciaux ont deux ans et demi pour s’adapter au nouveau cadre législatif qui vise aussi à protéger les intérêts du consommateur européen. »

« Des améliorations restent encore possibles, il faut les saisir, réagit la Fnab dans un communiqué de presse. D’ici à la mi-2020, la Commission européenne va adopter des actes secondaires qui définiront les pratiques et règles de production issues du nouveau règlement. C’est une nouvelle occasion de renforcer le cahier des charges, notamment sur la filière des volailles. »

Éviter la « course à l’agrandissement »

L’organisation demande en particulier à la Commission « d’encadrer la configuration des bâtiments et des parcours extérieurs en poules pondeuses et en volailles de chair. Pour limiter la taille des élevages, [elle] peut fixer un maximum de 1 500 m² par exploitation en poules pondeuses avec des bâtiments de 1 000 m², et de 1 600 m² en poulets de chair avec des bâtiments de 480 m². »

« Il faut absolument freiner cette course à l’agrandissement, complète David Léger, secrétaire national en charge du secteur des volailles à la Fnab. Nous défendons une limitation à 9 000 poules pondeuses par exploitation pour garantir l’accès effectif des poules au plein air et le respect du lien au sol, principe clé de l’autonomie de nos fermes. »

La Fnab demande aussi à « mieux impliquer la société dans la définition des règles de l’agriculture biologique. Parce que la démarche biologique ne pourra pas s’exclure de la réflexion collective sur la montée en qualité exigée par la société, la Fnab demande plus d’ouverture du Conseil national de l’agriculture biologique aux associations de défense des consommateurs et aux associations de défense du bien-être animal. »